Réseauter avant de devenir travailleur autonome

Source: iStockDevenir travailleur autonome est le rêve de plusieurs. Être son propre patron, gérer son horaire et ses vacances, choisir ses mandats et ses clients, voilà ce qui semble être un monde idéal! Un travailleur autonome doit aussi être multitâches. Autrement dit, c’est un entrepreneur. Et son produit, c’est lui-même.

On ne devient donc pas travailleur autonome n’importe quand et n’importe comment. Cela demande de la préparation et de la planification. Une des raisons vient du fait que même si nous sommes les meilleurs dans notre champ d’expertise, les mandats ne tomberont pas du ciel.

De la provenance des mandats

Les travailleurs autonomes (les TA comme je m’amuse à appeler les gens de mon espèce) les plus chanceux débuteront leur nouvelle « carrière » avec un ou deux mandats déjà en poche. Mais après, qu’adviendra-t-il du TA?

Quand j’ai pris la décision de devenir travailleuse autonome il y a un peu plus d’un an, j’ai eu la chance de collaborer avec des gens extraordinaires sur des mandats variés et captivants. Afin d’appuyer mes propos, j’ai fait un petit calcul. J’ai fait le tour de tous mes contrats depuis janvier 2012 et j’ai réalisé que tous provenaient de références, un 100% très explicite!

Comment ai-je pu obtenir aussi facilement tous ces mandats? C’est simplement dû à la force de mon réseau de contacts.

De l’étendue de votre réseau

Lors de mon stage chez Microsoft à l’été 2000, j’ai découvert la puissance de Outlook, logiciel disponible dans la suite Office. Pour les connaisseurs, vous savez d’ores et déjà qu’Outlook permet une gestion performante de notre agenda, de nos courriels et aussi, j’y arrive, à celle de notre « cardex ».

Dès cette époque, je me suis fait un devoir d’entrer, un à un, tous les contacts que j’avais dans mes calepins d’adresses. J’y ai ajouté par la suite toutes les personnes avec qui je collaborais. C’est une discipline à laquelle je suis fidèle et qui m’a prouvé, à plus d’une reprise, que c’était vraiment pratique de pouvoir trouver en moins de deux les coordonnées d’une personne. Mes contacts Outlook me suivent depuis 13 ans maintenant et mon carnet contient, en date d’aujourd’hui, 1740 fiches disponibles tant sur mon portable que dans mon iPhone.

L’arrivée des médias sociaux, dont LinkedIn (lire mon billet Être ou ne pas être sur LinkedIn) et Facebook, n’a fait qu’augmenter la puissance de mon réseau. Facilement et rapidement, j’ai pu étendre celui-ci et bénéficier d’une grande base de clients potentiels lorsque j’ai pris la décision de devenir TA.

Plus votre réseau sera étendu et varié, plus il sera fort et répondra rapidement en cas de besoin. Mais ce n’est pas tout.

De l’importance des retours d’ascenseur

Vous avez un bon réseau, certes, mais un bon TA se doit aussi d’être « téteux ». J’appelle ça affectueusement faire de la « tétuosité ». Un travailleur autonome doit donc prendre le temps de remercier les personnes de son réseau, par téléphone, par courriel ou encore, par un petit mot sur les médias sociaux. Cette dernière façon sera des plus appréciées pour les consultants en médias sociaux et en marketing.

Être « téteux », c’est aussi assurer des retours d’ascenseurs pour les gens qui nous ont embauchés ou suggérés pour un mandat. Comment? En les référant eux-mêmes pour des mandats, en leur communiquant le nom de ressources potentielles lors de période d’embauche et en les aidant dans leurs recherches de futurs clients. C’est fou comment un seul petit courriel à une personne bien placée peut aider un autre TA dans son cheminement.

Voici un autre conseil important si vous êtes ou souhaitez devenir TA: ne voyez pas les autres travailleurs autonomes de votre domaine comme des compétiteurs, mais plutôt comme des partenaires. Quand vous aurez trop de mandats (ça arrive!) ou encore, si un mandat s’annonce pour être plus ou moins dans vos cordes, référez-le à un autre TA.

Vous verrez, avec le temps, que la balle revient toujours. Pas nécessairement d’où l’on pensait, mais elle reviendra. Pour ma part, j’ai vite appris à qui je pouvais réellement faire confiance.

Sur ce, bon été!

[NDLB: Cet article a été écrit pour Le Lien Express, qui est le bulletin électronique des diplômés de l’UQAR.]

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